Après avoir réclamé des moyens de protection pendant deux mois, les ambulanciers commencent enfin à être équipés. La profession traverse désormais une période économique très difficile. “Nous ne sommes pas considérés, nous avons été sacrifiés,” lance Jean-Louis Schamber, ambulancier CFDT à Mulhouse.

La colère ne faiblit pas. Depuis le début de la crise sanitaire, les ambulanciers font partie des premiers professionnels mobilisés et des premiers en contact avec les malades. Aujourd’hui, ils sont parmi les derniers à être protégés.

Nous avons été oubliés

“Nous ne sommes pas considérés comme des soignants, regrette Jean-Louis Schamber, ambulancier à Mulhouse et délégué syndical CFDT. Nous avons eu de réelles difficultés à équiper les professionnels avec des moyens de protections individuelles : masques, gants, surblouses. Nous avons été oubliés par les pouvoirs publics et les Agences régionales de santé. Comme si nous étions de simples transporteurs, alors que nous aussi, nous étions en première ligne“.

En effet, depuis le début de l’épidémie, les ambulanciers alertent sur leur manque de matériels de protection. Après deux mois de mobilisation, ils semblent avoir été entendus. “Aujourd’hui, on peut remercier les acteurs syndicaux du transport qui ont fait pression. Désormais, dans une grande majorité de sociétés, les protections sont enfin mises en œuvre, les moyens de désinfection de nos ambulances sont à peu près établis, sauf que cela fait deux mois que la crise a commencé, et ce n’est juste pas possible, dénonce Jean-Louis Schamber. Comment est-ce possible que la sécurité sanitaire de notre profession soit sacrifiée pour un problème d’approvisionnement, un problème de manque de masques ?”

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