Ambulances

Crédit photo: Romain Béteille Source: aqui.fr

Depuis plusieurs jours, les ambulanciers du réseau JUSSIEU SECOURS de Bordeaux sont en grève. Ils portent des revendications distinctes à chacune des sociétés mais aussi certaines communes, comme le paiement des heures supplémentaires, l’augmentation du tarif horaire, la revalorisation du prix du panier repas, le 13ème mois ou les primes de fin d’année.

Un tract distribué aux passants affirme que la crise “a fait éclater au grand jour les dysfonctionnements : manque de matériels, non-prise en charge du nettoyage des vêtements professionnels, pas de suivi ni de dépistage des ambulanciers”.

“Depuis le rachat par Keolis Santé, on a tous connus une régression sans précédent. Je suis rentrée dans le groupe il y a dix ans, je touche 500 euros de moins qu’à mon arrivée. On a perdu tous les acquis qu’on avait réussi à acquérir dans chaque société. On transporte des gens dépendants, des cas parfois lourds. On a toutes les couches de la société dans nos ambulances, on n’est pas reconnus et on en souffre beaucoup. On est aussi fatigués que les soignants” déclare une ambulancière.

Selon les propos du directeur général d’Urgences 33, la société aurait perdu “50 à 70% de son chiffre d’affaires”, perte liée à la crise du Covid-19. Les salariés, eux, dénoncent une absence de réponses de la part de la direction du groupe.